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vendredi 15 juin 2012

Au pays des Kangourous

Titre du roman : Au pays des Kangourous

Auteur : Gilles Paris

Nombre de pages : 248

Mon édition : Don Quichotte

Genre : Contemporain

4ème de couverture :

« Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j'ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d'hier soir. J'ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m'a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. »

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n'en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d'affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d'un mari qu'elle n'admire plus et d'un enfant qu'elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l'enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger.

Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l'évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l'amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu'il s'invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu'à toucher du doigt une vérité indicible.

Ce que j’en pense :

Je dois bien avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Le sujet n’est pas vraiment gai, et comme le dit si bien l’auteur au sujet de la dépression :
« […] c’est un peu comme un miroir devant lequel personne n’a envie de s’arrêter. Les gens ont tous leurs petites faiblesses, leurs moments de fatigue, de stress, et n’importe qui peut en passer par là. » p. 102
C’est exactement ce que je ressentais. Malgré tout j’avais envie de découvrir cet ouvrage, j’ai donc continué ma lecture jusqu’à être emportée.

C’est à travers les yeux de Simon que l’on suit le récit. Il nous raconte ce qu’il voit, il nous fait part de ses doutes, de ses observations. Ce petit bonhomme de neuf ans est attendrissant, je me suis beaucoup attachée à lui. Il essaye de comprendre ce qu’il se passe alors que les grandes personnes ne lui en disent pas beaucoup sur le sujet. Sa grand-mère essaye de le protéger, et puis sa mère, comme toujours, n’est pas là mais en Australie. Pourquoi son papa, Paul, s’est réfugié dans le lave-vaisselle, pourquoi il dort toute la journée ou encore pourquoi il a l’air si triste ? Il est seul, ou presque, pour essayer d’assembler les pièces du puzzle. Mais Lily, une jeune fille énigmatique qu’il va rencontrer dans l’hôpital où est interné son père, va l’aider à avancer et à comprendre, petit à petit.

J’ai beaucoup aimé l’écriture. On a vraiment l’impression que c’est Simon qui nous raconte l’histoire, il nous explique avec ses mots d’enfants ce qu’il se passe, ce qu’il pense et parfois, il divague un peu. C’est simple, sans être pour autant simpliste. Mais plus que tout, j’ai trouvé ce roman tendre. On y parle bien entendu de la dépression, un sujet douloureux et pas forcément facile à aborder… Mais aussi et surtout d’amour. L’amour que Simon porte à son papa et vice versa, celui que le petit porte à sa mère et qui reste en apparence à sens unique. L’amour de Paul pour sa femme… et on pourrait continuer comme cela encore longtemps. L’amour. Ce livre en est rempli.

En conclusion, une lecture dans laquelle j’ai eu un peu de mal à rentrer au début mais qui au final est une très belle découverte. Il y a beaucoup de tendresse et d’amour dans ce livre qui aborde le sujet de la dépression sans pour autant en faire trop.

J’aime :

- Simon, notre petit narrateur de 9 ans qui est attendrissant
- Le style tout en simplicité sans pour autant être simpliste
- La tendresse et l'amour qui transparaissent au travers de cette lecture

J’aime un peu moins :

- Difficile d’être totalement à l’aise sur un tel sujet, qui pourrait nous toucher personnellement ou toucher l’un de nos proches

Appréciation globale : 
Une belle découverte.
 Se le procurer :

& Enjoy

4 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé ce roman. Gilles Paris arrive très bien à se glisser dans la peau d'un enfant.

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  2. Tu me tenterais presque, tu sais ? Bon, après, ça n'a pas l'air d'être une lecture simple, m'enfin. Pour une fois que tu lis du contempo hein (aa)

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    Réponses
    1. Presque ? Comment cela, presque ? Presque comme dans "si je te le prête tu le lis ?" ^^
      Oui, pour une fois que je lis du contemporain... mais en même temps, je trouve que la citation que j'ai mis très pertinente. Elle s'applique plus ou moins à tout les sujets, et c'est pour ça que je ne lis que très rarement de ce genre ^^

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