« C’est
Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été
sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses
silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendue. Les
lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de
musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je
perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière
de larmes. »
Le 27 décembre 1831, le
Beagle quitte les côtes anglaises pour un voyage d'exploration autour
du monde. A son bord, un jeune homme de 22 ans, Charles Darwin. Ce fils
de bonne famille vient d'achever les études religieuses imposées par son
père. Mais, rêvant de contrées lointaines et passionné de géologie, de
zoologie et de botanique, Darwin a saisi l'opportunité d'embarquer sur
ce voilier comme naturaliste.
Il ne sait pas encore que les cinq
années d'aventures qui l'attendent vont changer son destin et
révolutionner les sciences de la vie.
Nous sommes tous plus
ou moins familiers des grands héros de l'Histoire, mais que dire des
autres : les fous, les traitres, les tyrans, les criminels, les
dictateurs, massacreurs, salauds et horribles...? Les Légendes Noires
nous invitent à rencontrer ces personnages abominables, méprisés,
détestés ou violemment controversés, qui ont souvent horrifié leurs
contemporains mais n'en ont pas moins joué, en leur temps, un rôle
marquant sur le plan historique. Nécessaire, utile et édifiant.
Titre du roman : Le Sourire de ma mère, une année avec Léonard de Vinci
Auteur : Marie Sellier
Nombre de pages : 148
Mon édition : Nathan Poche
Genre : Historique – Biographique
Ressenti global :
4ème de couverture :
Amboise, 1518. La jeune Caterina est au service du grand Léonard de Vinci. Jugée simple du fait de sa difficile élocution, la jeune fille trouve en la belle dame au sourire énigmatique peinte par le maître la confidente idéale de ses dures journées. Ce dernier s'en aperçoit et découvre qu'elle est sourde. Touché, il lui apprend à lire et à compter. Caterina s'éprend de son élève Francesco...
Titre du roman : Les vies multiples du troubadour Peire Vidal
Auteur : Michel Cosem
Genre : Biographique/Historique
Nombre de pages : 261
Note :
4ème de couverture :
Ce roman reconstitue les vies multiples d'un des plus importants troubadours du XIIIe, né à Toulouse et fils d'un artisan de la ville. Il apprit musiques et poésies au château des comtes de Toulouse, avant de prendre son essor à la cour du roi d'Aragon. Au hasard des pérégrinations sur les chemins du sud, il chantera et rencontrera les plus belles dames de l'époque. Ses aventures en Provence sont célèbres, mais Peire Vidal ne s'en contenta pas. Il embarqua pour Chypre, où il se maria avec la nièce de l'empereur de Byzance, se prenant parfois pour l'empereur lui-même. Il participa, avec Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste, à la croisade vers Jérusalem. De retour en Occitanie, le roi d'Aragon en fit le précepteur de ses enfants qui devaient, par la suite, jouer un grand rôle dans l'histoire (Pierre II d'Aragon). Mais, toujours en errance, Peire Vidal partit pour la Hongrie, revint en Provence, retomba amoureux, mena des aventures extravagantes, singulières, tout en composant des poèmes. Il rencontrera aussi, durant ses errances, les autres grands troubadours de son temps. Ce roman explore cette époque qui fut l'une des plus belles de l'histoire de l'Occitanie avant que ne fonde sur elle la croisade dite "des Albigeois". Grande et petite histoire se côtoient ici, d'où émerge la figure d'un homme profondément humain, fasciné par la Méditerranée, poète avant tout, joyeux luron tout au long de sa vie ...
Ce que j’en pense :
J’ai trouvé l’histoire intéressante, mais un peu redondante. Après lecture du résumé, je m’attendais vraiment à de l’action, il y en a, mais trop peu à mon goût. Au final, il erre de cours en cours, de mécène en mécène et de femme en femme. Ce n’est pas dénué d’intérêt mais je m’attendais vraiment à autre chose, cela résulte sans doute d’une mauvaise interprétation de ma part, j’imaginais une intrigue un peu plus romancée. C’est donc plus axé sur le côté biographique, sans exagération « extraordinaire » comme on peut parfois en trouver dans des romans historiques retraçant le parcours de personnes ayant vraiment existées.
Une chronologie très intéressante et utile se trouve à la fin de l’ouvrage, ce qui permet de se situer un peu dans le temps, car il est vrai que durant le récit l’auteur ne donne pas toujours d’indicateur de temps. Moi même je ne l’ai vu qu’après avoir fini le livre (je n’ai pas l’habitude de regarder la fin du livre avant), mais je pense que c’est un vrai coup de pouce pour la bonne compréhension de l’histoire. À part quelques problèmes, parfois, de ponctuations qui changent le sens de la phrase si on ne fait pas attention en lisant, il n’y a rien à redire. Le livre est très très bien documenté et cela se sent, je pense que ceux que cette période et/ou ce personnage intéressent peuvent se lancer sans crainte, c’est vraiment très instructif. Mais ceux qui veulent de l’action à tout va et une aventure haletante, feraient mieux de chercher ailleurs.
Les personnes présentées sont toutes intéressantes, mais je n’en ai pas trouvé de particulièrement attachantes, sauf peut-être Peire Vidal vers la fin quand il dévoile un peu le fond de sa pensée et de son cœur. Mon côté fleur bleue a ainsi été satisfait !
Au final, une lecture plutôt axée sur le côté biographique, ce qui pourra déranger certains lecteurs et en ravir d’autres car le travail de recherche a vraiment été fait et cela se ressent à la lecture. On découvre à travers cet ouvrage la vie au XIIIème siècle et mais également le monde à travers les pérégrinations de ce troubadour voyageur.
Merci aux éditions du Pierregord et à Bernadette pour leur confiance et grâce à qui j'ai pu faire cette découverte !
Titre du roman : Madeleine Vionnet, ma mère et moi
Auteur : Madeleine Chapsal
Genre : Biographique
Nombre de pages : 182
Note :
4ème de couverture :
Madeleine Vionnet, ma marraine, et Marcelle Chaumont, ma mère, ont créé et dirigé la plus grande maison de haute couture d'avant-guerre, à Paris. Elles m'ont éduquée dans le luxe, mais aussi l'exigence. C'est cette histoire ambiguë de femmes en marche vers leur libération, d'une mode à l'autre, que j'ai voulu raconter. J'en fais partie. "
Ce que j’en pense :
N’étant pas passionnée de mode, ce n’est pas le genre de livre vers lequel je me serais spontanément tournée, cependant je ne regrette absolument pas ma lecture. J’ai passé un très agréable moment en compagnie de notre narratrice et de ces deux grandes dames que sont Madeleine Vionnet et Marcelle Chaumont, respectivement la Marraine et la Mère de Madeleine Chapsal. L’auteur, et narratrice, partage avec nous ses souvenirs en partant de son plus jeune âge. Elle nous fait le récit de plusieurs vies aux destins mêlés, celles de sa marraine et de sa mère, mais également la sienne puisqu’elle en est le témoin privilégié. Madeleine Chapsal rend ainsi hommage à sa marraine, une femme forte et autoritaire, en avance sur son temps, car elle avait pour but de libérer le corps des femmes des vêtements trop rigides, mais qui est peu connue – ou du moins pas assez – et à sa mère qui est tout aussi incroyable, s’effaçant à leur profit.
J’ai trouvé intéressant de voir l’Histoire de France – et donc les deux Guerres Mondiales – à travers l’univers de la Haute Couture. J’ai été transportée dans un autre temps, fait connaissance d’autres mœurs et j’ai appris beaucoup de choses sur cette époque qu’est le début du 20ème siècle. On s’instruit sous forme d’anecdotes (même si je ne suis pas sûre que ce mot convienne parfaitement), ce que j’ai beaucoup apprécié. Et pour ceux, qui comme moi, ne connaissent rien aux coulisses de la Haute Couture, ce roman est une vraie mine d’information.
L’écriture de Madeleine Chapsal est vraiment très fluide, très agréable à lire. Elle raconte ce qu’elles ont vécu toutes les trois, leur histoire commune, avec des mots très simples mais toujours justes. Cela permet réellement de sentir l’affection que la narratrice porte à sa Marraine et à sa Maman, ce qui est très touchant. J’ai moi-même souri à plusieurs reprises tant certains moments sont attendrissants.
De plus, vous trouverez au milieu une petite « pause photographique » des plus intéressantes. Cela permet de faire un peu plus connaissance avec l’univers qu’évoque l’auteur, en présentant avant tout les personnes citées et également les modèles et les croquis.
En conclusion, c’est un livre que je recommande chaudement, même aux personnes qui ne s’intéressent pas forcément au monde de la mode. Il se lit en quelques heures seulement, le contenu n’étant ni trop long, ni trop court. J’ai été très impressionnée par le parcours de ces deux femmes, et la force du récit se trouve vraiment dans la plume de l’auteur qui est chargée d’émotions.
Un grand merci à Pauline des éditions J’ai lu pour cette découverte !