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vendredi 30 décembre 2011

Les silences de la guerre

Titre du roman : Les silences de la guerre

Auteur : Claire Fourier

Nombre de pages : 191

Mon édition : Dialogues
Publication le 5 janvier 2012

Genre : Historique

Note : http://2.bp.blogspot.com/-tgC1SwybrM0/Tik7yr5_S1I/AAAAAAAAALE/hxmqjd-wZRw/s1600/Note+3+%25282%2529.jpg

4ème de couverture :

La guerre. Ce pourrait être n’importe laquelle. C’est celle de 1940. L’histoire se passe près de Brest, dans la maison réquisitionnée pour loger un officier allemand affecté à la construction du mur de l’Atlantique. Sur la côte finistérienne, cet officier du génie, originaire de la Baltique, se sent dans un pays fraternel. En face de lui, une jeune fille et son père. Ceux-ci vont-ils s’enfermer dans le mutisme comme les personnages du "Silence de la mer", de Jean Vercors ? Tous les trois choisissent de parler. Où donc est la patrie ? Qu’est-ce que la patrie ? Ils entament un long dialogue, évoquent ce qui a uni, désuni leurs pays respectifs dans le passé, ce qui les réunira un jour dans l’Europe. Ensemble ils vont approfondir, avec loyauté et honnêteté intellectuelle, la question du devoir en temps de guerre, tenter de comprendre l’incompréhensible, puis se hisser mentalement au-dessus des clôtures, des barrages tel ce mur de l’Atlantique. S’ensuit une intimité. Claire Fourier entrelace dans "Les Silences de la guerre" le déroulement de la guerre et celui d’un amour. Elle donne à voir un homme et une femme qui choisissent de donner tort à la guerre, osent dire : non à « la bêtise au front de taureau » et décident d’entrer dans une résistance supérieure. Reprenant un thème qui lui est cher, Claire Fourier le traite à nouveau avec un souci minutieux de l’exactitude historique.

Ce que j’en pense :

Je préfère prévenir tout de suite, les livres qui parlent de guerre ne sont habituellement pas ma tasse de thé. Ce n’est pas un genre qui me plait plus que ça, mais j’ai trouvé le concept de ce livre intéressant. Claire Fourier reprend l’idée du Silence de la mer de Vercors et change un seul détail qui modifie toute l’histoire : le dialogue est engagé entre les deux camps. La philosophie qui en ressort me parle beaucoup plus que l’œuvre de Vercors. Comprenez-moi bien, je sais que je n’ai (heureusement) pas connu cette période de guerre, cet enfer quotidien et que je ne suis personne pour porter un quelconque jugement sur les actes des personnes qui, elles, ont subi cette guerre. C’était une autre époque et je n’ai pas les clefs pour la comprendre, toutefois j’ai vraiment du mal à me faire à l’idée que tondre des femmes parce qu’elles ont entretenu des relations avec des allemands est intelligent et constructif. Tout comme j’ai du mal à comprendre en quoi ne pas parler à une personne, sous prétexte qu’elle fait partie du camp adverse, fait avancer les choses – surtout quand cette même personne ne semble pas fondamentalement être pour cette guerre.

Une longue introduction me direz-vous, et vous auriez raison, mais je tenais à ce que vous compreniez pourquoi le résumé m’a tout de suite attirée. Malheureusement pour moi, il me manque des références autant historiques que géographiques pour apprécier le roman dans sa totalité.
Cependant, Claire Fourier a réussi à rendre les personnages vraiment sympathiques au lecteur. La jeune femme est touchante, son combat intérieur l’est encore plus. Doit-elle suivre ce que lui dicte son cœur ou sa raison ? Ainsi tiraillée elle n’en est que plus attendrissante. L’Officier quant à lui me fait bien plus rêver qu’un Edward à la Twilight … Il est bon, intelligent, doux, passionné, il serait prêt à tout perdre pour l’être aimé. Malgré cela, j’avais parfois du mal à le suivre, car il parle comme il pense, c'est-à-dire qu’il change très souvent de sujet, ce que j’ai trouvé déroutant.

Ce que je retiendrais donc le plus de ce roman c’est bien l’histoire d’amour naissante entre les deux personnages principaux, alors que l’époque et les codes en faisaient des ennemis. Évidemment, d’autres lecteurs s’arrêteraient plutôt sur le contexte qui sert de cadre au récit. Mais comme je l’ai expliqué plus haut, moi cela m’a beaucoup moins parlé.

Au final, une découverte que je ne regrette pas mais que je n’ai pas pu apprécier pleinement vu mon manque de connaissances sur le sujet. Peut-être que si je le relis d’ici quelques années je verrais les choses d’un autre œil … en tous cas, il est indéniable – on le sent – que l’auteure parle d’un sujet qu’elle connait bien, dont elle aime parler et sur lequel elle est bien documentée. Je le conseille donc aux amateurs du genre.

Je tiens à remercier les éditions Dialogues et à Laure-Anne pour ce partenariat.

Se le procurer :

& Enjoy

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    Pour ma part j'ai d'abord lu "Les silences de la guerre " de Claire Fourier, que j'ai tout simplement a-do-ré : un livre fort, puissant, dense , qui vous transporte dans une époque et un contexte historique complexes avec des personnages d'une intelligence et d'une humanité remarquables.
    Puis j'ai eu envie de lire " Le silence de la mer " de Vercors dont l'histoire s'en rapproche .
    J'ai trouvé choquant le comportement buté et impassible des personnages de Vercors, et si pauvre.Il n'est pas étonnant que les guerres existent quand des êtres humains sont ainsi capables d'ignorer l'intelligence de l'autre , fusse-t-il ennemi, de nier et de refuser toute possibilité de communication intelligente , qui est le début de la paix , au nom d'un patriotisme obscurantiste et borné.Ces deux personnages de Vercors sont déprimants de bêtise.
    L'intelligence est rare et mérite quelle que soit la situation qu'on se donne le mal de s'y arrêter et de s'y intéresser dans l'espoir réel de trouver un début de discussion et de paix, et pourquoi pas d'un amour au-delà de tout.
    C'est ce qui arrive dans les Silences de la guerre, et qui donne l'espoir que dans le coeur des hommes, il reste encore une trace d'intelligence bienveillante ,qui le hisse au-dessus de la laideur de la guerre.
    Ce qui se passe dans les Silences de la guerre devrait être une leçon pour chacun d'entre nous aujourd'hui et maintenant.
    Marie

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    1. C'est exactement ça ! Merci de vous être arrêtée par ici pour partager votre avis. Je n'aurais pas pu mieux dire les choses !! :)

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