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dimanche 31 août 2014

La chambre d’Hannah

Titre du roman : La chambre d’Hannah

Auteur : Stéphane Bellat

Nombre de pages : 255

Mon édition : MA éditions

Genre : Historique

4ème de couverture :

Paris, février 1992. Pierre Descarrières, 11 ans, est malheureux coincé entre une vie terne et des parents qui se déchirent quotidiennement. Seul dans sa chambre, il rêve d'un frère ou d'une sœur qui viendrait rompre sa solitude. Paris, février 1942. Hannah Klezmer, 11 ans, étouffe dans l'espace confiné de son appartement, mise à l'écart parce que juive. Leurs routes n'auraient jamais dû se croiser. Et pourtant, c'est arrivé. Car il existe entre eux un lien plus fort que le temps et la folie des hommes. Si La Chambre d'Hannah plonge ses racines dans l'Histoire la plus sombre, c'est aussi le roman sensible et lumineux d'une amitié entre deux enfants qui n'ont, au premier abord, rien en commun : ni leur condition, ni leur époque. Avec, en filigrane, ces deux questions essentielles : jusqu'où aller par amitié ? Sommes-nous prêts à croire l'impossible ?

Ce que j’en pense :

Autant annoncer la couleur tout de suite : ce livre est un petit bijou. Il est rempli d’humanité, de phrases fortes (et qui font réfléchir) et de beauté. On y suit Pierre Descarrières, petit bonhomme de 11 ans coincé dans une famille qui se déchire. Malgré son jeune âge, il est très mature, il a les pieds sur terre sans pour autant avoir perdu sa petite étincelle d’innocence et de fantaisie. Il souffre de voir ses parents se quereller sans cesse et a même l’impression de ne pas compter pour eux. Il lance alors un appel à l’aide. Et à sa grande surprise c’est Hannah Klezmer qui y répond. Une petite fille juive de 11 ans… qui vit en 1942.
« - Houlala ! Ils doivent porter une étoile ? Mais pourquoi ? Ils sont fous à cette époque !
- Je t'ai dit pourquoi. C'est parce qu'ils sont juifs et qu'ils veulent que tout le monde les repère.
- C'est dégueulasse de leur faire un coup pareil ! Souvent, mon père, il reçoit des pièces de viande. Je les ai déjà vues arriver à la boutique. Figure-toi qu'elles ont toutes un tampon bleu. C'est pour bien montrer d'où elles viennent. Ton étoile, elle me fait un peu penser à ça, tu vois. » page 119
Cette rencontre va redonner le goût de vivre à Pierre et l’amener à relativiser son propre inconfort. Il a envie d’aider cette petite fille qui apparaît inopinément dans sa chambre mais à qui il s’est tout de suite attaché. C’est par son intermédiaire, par son histoire qu’elle lui raconte petit à petit, qu’il découvre les atrocités faites aux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Curieux et avide de connaissances, il fait alors des recherches sur cette période et découvre que cela ne présage rien de bon pour son amie. Germe alors dans son esprit une idée fabuleuse : et s’il pouvait changer l’Histoire en prévenant Hannah du danger qui la guette ?

Stéphane Bellat nous entraine, avec une plume super agréable, dans une histoire très touchante et émouvante. Toute la force du récit réside dans l’alternance entre 1942 et 1992. L’action se déroule principalement en 1992 en compagnie de Pierre, mais lorsqu’Hannah apparait et nous raconte son quotidien, on vit à travers elle les événements de cette période troublée. C’est un procédé vraiment intéressant et surtout, bien maîtrisé par l’auteur. On se sent impliqué dans le récit, d’autant plus que l’histoire est racontée par Pierre, avec ses propres mots – parfois enfantins, mais toujours justes.
« - Vous pensez que ça recommencera un jour, tout ça ?
- En France, je ne l'espère pas. Je ne crois pas, non. Ailleurs dans le monde, c'est malheureusement possible. Il faut être vigilant, Pierre. Ne jamais se dire que c'est fini pour de bon. Ce n'est jamais fini pour de bon. La Première Guerre mondiale devait être la dernière. Vingt ans plus tard, tout recommençait. » page 108
Pierre est quelqu’un de très attachant et possédant une personnalité intéressante. Comme je l’ai déjà dit c’est quelqu’un de très mature, il porte un regard lucide sur ce qui lui arrive… tout en gardant une âme d’enfant. Hannah, quant à elle est pleine d’optimisme et de fraîcheur alors qu’elle vit l’enfer. Elle vit ce que personne – et encore moins une enfant – ne devrait subir.

Pour ne rien gâcher, l’ouvrage possède à la fin un petit dossier qui permet de clarifier certaines choses, d’apporter des compléments d’informations. C’est ainsi, par exemple, que l’on apprend que les principaux acteurs de la rafle du Vel d’Hiv s’en sortent presque tous un peu trop paisiblement. Le seul petit bémol que je trouve à ce livre, c’est la fin. Ou plutôt un élément chronologique de la fin qui me chiffonne, mais ce n’est pas bien important.
« Dieu était bâti à l'image des adultes qu'il avait créés, il promettait beaucoup et rien n'allait jamais plus loin. Je crois que, s'il avait eu l'idée de construire Adam et Eve dans des corps d'enfants, le monde serait moins cruel et déprimant. » page 87
Au final, « La chambre d’Hannah » est un roman rempli de sensibilité, avec beaucoup de passages percutants. La plume de Stéphane Bellat est vraiment magnifique. Je recommande ce livre aussi bien aux adultes qu’aux jeunes. En effet, ce livre permet d’introduire la Seconde Guerre mondiale et surtout ses conséquences sur les juifs auprès du jeune lectorat de manière intelligente, sensible et éclairée

Appréciation globale : 
Un livre qui transporte, qui passionne, qui captive…

Un extrait pour conclure :
« Ne vous attardez jamais sur les douleurs du passé. […] Il ne faut pas oublier, mais il faut aussi regarder devant soi et croire en la vie. C’est à nous de faire en sorte que cela ne recommence pas un jour, c’est tout ce que nous devons retenir du passé. Mais seuls le présent et l’avenir comptent vraiment. Croyez en la vie et ne gâchez pas la vôtre, elle est trop importante pour cela. » page 174

Se le procurer :

& Enjoy

8 commentaires:

  1. Belle chronique donnant envie de lire ce roman ;)

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    1. Merci, cela me fait vraiment plaisir. J'espère que tu auras l'occasion de le lire, il est vraiment superbe !

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  2. J'aimerais vraiment le lire, ton avis m'a convaincu !

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    1. Merci, cela me rempli d'aise :D Il vaut vraiment le détour !

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  3. J'suis pourtant pas portée roman historique et période de guerre, mais là...
    En fait, t'as le don de me donner envie !

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    1. Bah moi, période de guerre j'aime pas trop mais là... sous le charme, complétement !
      Merci :) Je te le conseille vraiment, il est top même pour les lecteurs qui aiment pas trop les romans historiques ^^

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    2. Si tu n'aimes pas la période guerre, je suis sûre que je vais aimer aussi x)

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    3. J'aime être ta référence :P

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